Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les livres d'Opales

L'âge des miracles de Karen Thompson Walker

10 Septembre 2012, 22:42pm

Publié par Opales

9782258092815-copie-14ème de couverture :
Une journée d’octobre apparemment comme les autres, humanité découvre avec stupeur que la rotation de la Terre a ralenti. Les jours atteignent progressivement 26, 28 puis 30 heures. Tandis que certains voient dans ce changement inexpliqué un signe que la fin est proche et cèdent à la panique, d’autres, au contraire, s’accrochent coûte que coûte à leur routine, comme pour nier l’évidence.
Bientôt, la gravité est modifiée et certaines personnes sont touchées par un syndrome provoquant des malaises à répétition, les oiseaux sont désorientés et s’écrasent, les marées se dérèglent et les baleines s’échouent…
En Californie, Julia est le témoin de ce bouleversement, et de ses conséquences sur la communauté, sa famille, et elle-même. Adolescente à fleur de peau, elle entre dans l’âge où son corps, son rapport aux autres et sa vision du monde changent : l’âge des miracles.

Entre roman d’anticipation et d’apprentissage, L’Age des miracles est un livre visionnaire sur la capacité d’adaptation de Lhomme, poussée ici à son paroxysme.

   
Critique :
      - L'histoire 
 
L’histoire m’a tout de suite plu : C'est l'histoire de Julia,11 ans, qui vit ce phénomèn de ralentissement du temps avec ses yeux de jeune adolescente, entre les préoccupations de son âge et la perspective d'un futur dans un monde incertain.
C'était le collège, l'âge des miracles... 
Trés vite la panique s’installe. Le ralentissement est continu, les journées s'allongent considérablement et la gravité est affectée. Tous les repères s'effondrent. La population doit trouver des alternatives face au bouleversement lent et progressif qui s'insinue dans le quotidien et affecte les hommes qui développent d'étranges maux.
La population se divise et il faut faire un choix. Conserver l'ancien système des 24 h ou s’adapter et suivre le cycle du soleil.Si le choix du maintien du système horaire reposait sur le principe du volontariat bien vite les partisans du temps réel vont être mis en marge de la société et s'exilent dans des communautés où le temps s'égrene au ralenti, victimes d'attaque pour avoir choisi de vivre en accord avec le rythme solaire.
         "Nous avions imaginé l'inimaginable, cru l'incroyable. A présent, le danger me semblait tapi partout, la menace prête à surgir du moindre craquement".
Du point de vue de Julia, le ralentissement parait moins dramatique. On pressent toutefois une certain gravité dans le récit. A l'inverse la réaction de sa mère est bien différente de celle de sa fille et préoccupante, voire défaitiste.
Le style et l'écriture :
Le rythme du livre est particulièrement lent. Tout est centré sur la vie de la jeune fille qui ne donne que sa vision, parfois épurée, et insouciante de ce qu’elle vit, ce malgré l’ampleur du phénomène.
Elle nous décrit les changements les plus visibles, qui à mesure vont apparaitre plus insidieux. Tout et même les personnes changent dans un climat de tension voire même de suspision.
"il a dévié le cours de certaines trajectoires imperceptibles : celles d'amitiés par exemple, ou d'hisoires d'amour". 
L’auteur s’est davantage attachée aux ressentis de son personnage plutot qu'au phénomène  scientifique lui-même. On suit ainsi la jeune fille comme un journal de bord de ces mois au cours desquels tous les repères s'effacent. 
            " les jours se succèdèrent. l'obscurité et la lulmière glissaient au-dessus de nos tetes comme des orages passagers, désolidarisés de nos journées et de nos nuits"    
  En définitive c'est un livre intéressant malgré quelques longueurs et répétitions et une fin qui qui laisse perplexe. Le récit défaitiste et alarmant fait prendre conscience que l'homme est impuissant face aux forces de la nature et à ce qu'il ne contrôle pas.
" Je suis convaincue que nous avons perdu autre chose avec la disparition de cette cadence régulière, une croyance générale en la fiabilité de certaines réalité" 
       

Commenter cet article